« Et toi, dis moi quels sont tes
droits ? »
Le projet
L’éducation au développement pour contribuer à faire de nos enfants des
citoyens responsables, empreints de respect, d’ouverture, de tolérance, de
bienveillance et d’engagement.
Motivation
du projet
La convention internationale des droits de l’enfant adoptée par les Nations
Unies en 1989 reconnaît que tous les enfants, de façon universelle, ont les
mêmes droits.
Force est de constater que non seulement, trop souvent, ces droits sont
méconnus, mais surtout qu’ils sont largement bafoués.
Les préjugés et stéréotypes dans
lesquelles nous sommes entretenus au quotidien finissent par générer un
amalgame entre l’enfant et son contexte de vie. L’on résume par exemple les
enfants d’Haïti au fait qu’ils sont pauvres parce qu’ils vivent dans un des
pays les plus pauvres du monde. On ignore par contre leur vie de famille, leurs
envies, leurs passions, leurs jeux, leur culture,…
Tant qu’il y aura méconnaissance de
l’humain qui se cache derrière un contexte plus ou moins difficile de vie,
une vraie solidarité emprunte de profonde humanité ne pourra éclore.
Limiter la présentation de ceux qui souffrent à leur sourire et leur
résilience devient indécent. Il faudra un moment que l’humanité entière accepte
de remettre en question ses stéréotypes qui peuvent aller jusqu’à penser qu’un
enfant des rues souffre moins de maladies ou de manque d’affection qu’un autre
enfant, parce qu’il serait soi-disant habitué à un tel mode de vie.
Si la convention des droits de l’enfant
a établi que les droits de l’enfant devaient être protégés de façon
universelle, c’est parce qu’elle a voulu affirmer haut et fort que
fondamentalement, les besoins des enfants, quels qu’ils soient et où qu’ils se
trouvent, sont identiques.
En Belgique, la formation des instituteurs n’est actuellement pas
suffisante pour leur permettre de développer, s’ils n’ont pas d’expérience en
la matière, un projet d’éveil à la citoyenneté responsable, tourné vers la
citoyenneté internationale.
L’idée du projet est très simple.
Il se déroule en quatre grandes phases :
1- La
formation sur mesure des instituteurs renforcée par une démarche participative
et interactive au travers d’animations et d’une mallette pédagogique proposée
par Geomoun.
La formation des instituteurs
constitue la colonne vertébrale de notre projet. Pour bien ancrer
l’appropriation des nouvelles compétences par les instituteurs, nous avons
réparti la formation sur deux années scolaires.
2-
Le travail des enfants du Nord sur leur
propre identité et la rencontre de l’identité des enfants d’une école
partenaire située dans un pays en développement ; La connaissance de leurs
droits et la façon dont ils sont respectés ou non en Belgique d’une part, et
dans une école partenaire située dans un pays en développement d’autre part ;
Partant du principe que les enfants doivent savoir qui ils sont avant de partir
découvrir qui sont les autres, la première phase du projet développera un
travail centré sur l’identité des enfants.
3- La
socialisation des acquis des enfants par une réalisation artistique à
l’occasion d’une production finale symbolisant la perception du respect des
droits de l’enfant dans le Nord et dans le Sud.
La connaissance de leurs
droits et la façon dont ils sont respectés ou non en Belgique et dans une école
partenaire située dans un pays en développement pour tous les enfants Afin
d’éviter toute interprétation de la notion des droits de l’enfant, d’éducation
au développement ou des relations Nord/Sud, la formation sera donnée aux
instituteurs en début de deuxième quadrimestre avant qu’ils abordent eux-mêmes
ces notions et en particulier les droits de l’enfant avec les élèves en classe.
Les instituteurs - guidés la première année par un animateur spécialisé et
seuls la deuxième année - amèneront les élèves à réfléchir sur les
significations et conséquences de 10 droits de la Convention Internationale des
Droits de l’Enfant, que nous avons arbitrairement choisi, pour leur importance
et leur proximité avec le quotidien des enfants :
Parmi ces 10 droits, les
instituteurs devront faire le choix d’un ou deux à propos desquels ils
travailleront plus spécifiquement au cours de l’année scolaire considérée. Pour
favoriser cette réflexion, des fiches thématiques des droits à aborder seront
disponibles pour les instituteurs ainsi que des activités ciblées mettant en
pratique concrètement ces droits, au sein même de l’école ou dans
l’environnement direct des enfants. Familiarisés avec leurs propres droits, il
sera alors temps pour les enfants de découvrir ce qu’il en est du respect de
ces mêmes droits dans le pays partenaire. Cette découverte permettra
d’alimenter et d’enrichir les échanges entre les écoles partenaires qui jusque
là se centraient autour de l’identité propre des enfants. Ces échanges
s’effectueront essentiellement par email et trouveront écho sur le site
Internet.
4- La
publication et la diffusion d’un guide méthodologique capitalisant l’expérience
du projet et outillant les instituteurs des écoles fondamentales de la
communauté française en matière de citoyenneté internationale. Le projet
prévoit de capitaliser tous les apprentissages au sein d’un guide
méthodologique qui sera rédigé sur base de l’expérience des instituteurs et du
coordinateur Geomoun qui encadrera le projet et de l’évaluation des acquis des
enfants. Ce guide sera prioritairement destiné aux instituteurs des écoles de
l’enseignement fondamental de la Communauté française mais également aux
éducateurs et animateurs de centres pour enfants, aux mouvements de jeunesse,
aux organisations défendant les droits de l’enfant et les acteurs de la
démocratie participative.
L’action
Le déroulement de notre
action intègre les élèves des tranches d’âges 6 à 8 ans et 9 à 12 ans comme
deux groupes distincts mis en synergie autour du projet au sein d’une même
école. Au minimum une classe par tranche d’âge est concernée dans chaque école
partenaire au Nord.
Le
projet évolue sur deux années:
1- La
première est formative et de nombreuses animations sont assurées par les
animateurs spécialisés de Geomoun.
2- La
seconde est essentiellement assurée par les instituteurs avec le soutien de
Geomoun et est destinée à asseoir l’appropriation par les instituteurs des
outils qui auront été mis à leur disposition / développés l’année précédente.
En parallèle, un Comité de pilotage sera mis en place dans le cadre de la
réalisation, de la publication et de la diffusion du guide méthodologique. Son
action s’étalera sur les deux années du projet.
Les partenariats entre les écoles du
projet (les écoles sont détaillées
sur le site dans « qui sommes-nous ? partenaires »)
L'école du Gros-Chêne à
Flémalle est partenaire avec le groupement scolaire Etienne et Monique DE Mbour
du Sénégal
Le collège du Biéreau à
Louvain-la-Neuve est partenaire, en RDC, du "Centre rayon de soleil"
L'école primaire de
l'Institut Sainte-Ursule à Namur est partenaire avec l'école Longkor
deua du Laos
L'école fondamentale
communale de Sart-Tangissart est partenanire avec l'école Ahazaza du Rwanda
L'école du Blocry à
Louvain-la-Neuve est partenanire avec la Timkatec1 de Port au Prince en Haiti
Choix
des droits par école
Ecole de Sart : Droit à la liberté d'expression et droit à l'école.
Institut Sainte Ursule : droit à la santé et droit à l’école
Ecole communale du Blocry : Droit à être protégé contre les mauvais traitements et
Droit à la liberté d’expression
Ecole communale du Gros-Chêne :
Ecole du Biéreau : droit à la santé et droit à s'alimenter et être à
l'abri